Fabuleux trekking dans le Parque Nacional los Nevados

Du village de Salento, nous partons pour 4 jours de trekking vers la ville de Pereira.  Cette randonnée, au départ de la très renommée Valle de Cocora, nous fait passer par le Parque Nacional los Nevados où nous découvrons un écosystème et des paysages à la beauté insoupçonnée. Une magnifique bouffée d’oxygène en plein milieu de la région café !

Mes top-3 raisons de venir s’y dégourdir les jambes : 

  1. Tomber amoureux des frailejones, la plante typique de l’ecosystème du Paramo. 
  2. Apprécier la simple convivialité des fincas champêtre d’altitude.
  3. Aiguiser ses yeux pour ne rien rater de la faune sauvage : aigles, ocelots, tapirs, toucans…

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Film de notre randonnée… merci Johan 🙂

JOUR 1 : prendre de la hauteur…

Tôt matin, nous faisons connaissance avec nos 3 compagnons d’aventure autour d’un copieux petit-déjeuner. Nous sommes ravis : Giaco et Yannick sont 2 allemands très sympas voyageant aussi avec un drone (tout de suite les affinités se créent avec Johan…) et Julia est une californienne super dynamique avec qui je m’entends instantanément. On va bien s’amuser !

Nos guides Norberto et Luis Felipe nous briefent ensuite pour la journée : aujourd’hui le mot d’ordre est MONTER, nous n’avons pas moins de 1050m de dénivelé positif à parcourir !

C’est parti ! 

Un minibus nous dépose au pied de la Valle de Cocora. Nous nous enfonçons directement dans la foret où nous sillonnons à travers le véritable écosystème des palmiers de cire : une forêt touffue d’où émerge çà et là la tête de ce palmier géant. Norberto, qui connait extrêmement bien la faune et la flore locale, nous rend la longue montée très ludique grâce à ses multiples explications !

♥ ♥ ♥ Nous sortons de la forêt et pouvons enfin marcher en contemplant de magnifiques vues en contrebas. Après 5h d’efforts, je bénis la pause lunch et dévore le délicieux curry reçu le matin de l’agence. Je n’en crois pas mes yeux quand Felipe sort un petit réchaud pour nous préparer un café. Quel luxe ! ♥ ♥ ♥

L’après-midi, nous continuons à grimper en traversant de jolis alpages où paissent de nombreuses vaches. On accélère le pas en entendant le tonnerre : nous arrivons sous quelques gouttes mais échappons de justesse au déluge ! Nos affaires pour la nuit sont arrivées à dos de mule et on est bien content d’enfiler nos vêtements bien chauds.

Dormir dans une finca-champêtre 

Dans la Finca Argentina , on découvre la configuration typique d’une finca champêtre d’altitude : la cuisine en est l’endroit central où tout le monde s’assied autour du feu afin de se réchauffer. C’est là qu’on fait connaissance avec les autres groupes de randonneurs et qu’on observe doña Maria préparer un délicieux fromage frais pour le petit-déjeuner du lendemain…. Mmmh !

A 19h nous avons fini de manger, et comme il n’y a rien à faire et qu’il fait froid… on se dirige tous vers le dortoir pour nous blottir sous une pile de couvertures ! Ca faisait des années que je n’avais pas été au lit si tôt !


JOUR 2 : A la découverte du « Parque Nacional Los Nevados »

Réveil au son du coq… J’avais très peur d’avoir froid, mais j’ai plutôt bien dormi ! On prend des forces en avalant un petit petit-dej’ local (fruits, soupe de pommes de terre, riz et fromage) avant de se mettre en route pour une deuxième journée d’ascension : à nouveau plus de 1000m de dénivelé positif nous attendent !

Entrée dans le territoire des frailejones

Les premières heures passent vite, les sentiers sont fleuris et les paysages changent sans cesse. Je n’en crois pas mes yeux quand on les aperçoit enfin : les premiers frailejones ! C’est encore plus intéressant que ce que je m’imaginais : ça ressemble à un cactus mais c’est doux comme des oreilles de lapin avec des feuilles qui en ont même la forme !

Les montées sont raides mais les paysages sont tellement beaux que je ne sens presque pas l’effort !  Je ne peux m’empêcher de prendre des photos toutes les 2 minutes tellement je suis sous le charme. Il y a des frailejones à perte de vue, de toutes les tailles, et parfois pourvus de magnifiques fleurs jaunes. Quand Felipe m’apprend qu’ils poussent d’uniquement d’1cm par an, je suis bluffée : il y en a qui font plus de 3x ma taille ! 

On apprend aussi que ces plantes uniques en leur genre font partie de l’écosystème du Paramo, typique des Andes. Elles sont gorgées d’eau et sont une des plus grandes réserves d’eau du pays. On ne peut les voir qu’en Colombie, Venezuela et Equateur.

Ascension du Cerro Chispas

♥ ♥ ♥ Alors que le temps se gâte et que le brouillard s’installe, nous décidons de tout de même monter au Cerro Chispas. A 4300m, c’est le point culminant de la randonnée et on ne veut pas manquer ça ! Nous avons une chance incroyable : nous sommes presqu’en haut quand le brouillard se lève, nous offrant une vue magnifique sur les environs. Même notre guide Felipe n’en revient pas ! On se sent encore plus gâté à la descente : Norberto a profité de notre aller-retour pour installer un petit abri et nous cuisiner un bon repas. ♥ ♥ ♥

Singing in the rain…

L’éclaircie est de courte durée ! A peine repartis, la pluie commence à tomber lourdement. Vite, nous mettons nos k-ways et pantalons de pluie prêtés par l’agence. C’est une longue descente pluvieuse mais malgré tout, je continue à trouver ça beau. Surtout la fin, où nous suivons un joli ruisseau jusqu’à la finca Berlin.

Là, je suis super contente de prendre une bonne douche chaude (si les fincas sont rudimentaires, elles sont toutes équipée d’une douche chauffée et ça c’est tellement bon !!!) tandis que les garçons célèbrent la belle journée autour d’une (ou plutôt plusieurs) bières. 

A nouveau, la soirée se passe gaiement dans la cuisine avec les autres groupes de randonneurs. Nous sommes au lit à 8h30… un peu plus tard que la veille ! 


JOUR 3 : vers la Laguna Otún

Au lever, on ne reconnait presque pas les alentours sans la pluie ! Je cours vérifier si mes affaires ont eu le temps de sécher… C’est bon, ouf !

On commence gentiment par grimper au sommet d’une haute colline pour redescendre vers un magnifique plateau verdoyant où plein d’aigles survolent le chemin !

Le défi sportif de la journée est la longue montée vers la laguna Otún ! Nous reprenons donc de l’altitude, arrivons sur de jolies crêtes où nous retrouvons des frailejones qui sont encore plus beaux que la veille. 

Une arrivée idyllique

♥ ♥ ♥ Alors que j’ai une discussion animée avec Julia, je m’arrête net : j’aperçois un magnifique félin le long de l’eau ! Je n’ai jamais vu un pelage pareil, on tirait un bébé léopard ! C’est en fait un ocelot, et c’est la première fois que nos guides en voient un par ici. Quelle chance on a ! Des étoiles dans les yeux, nous dégustons des wraps préparés sur le pouce, installés en face de la laguna otun. Cerise sur le gâteau : nous recevons un diplôme – plaquette de chocolat de nos guides pour nous féliciter de notre journée. La gourmande que je suis n’en fait qu’une bouchée ! ♥ ♥ ♥

Adios frailejones !

A partir de maintenant, c’est parti pour 2 jours de descente ! Mes petits genoux vont être ravis 🙁  Heureusement, les paysages s’alternent : on quitte les frailejones pour arriver dans de jolies vallées fleuries où volent plein de colibris. Plein de cascades tombent des falaises, dont une énorme juste en face de la finca où nous passons la nuit. Trop beau !

Dernière surprise de la journée : en nous promenant autour de la finca, nous pouvons apercevoir 2 tapirs au loin ! C’est comblés que nous allons nous coucher. C’était clairement notre plus belle journée…


JOUR 4 : retour à la civilisation

Une fois n’est pas coutume, nous démarrons sous un soleil radieux ! Après un dernier coup d’œil aux magnifiques cascades, on attaque notre descente au milieu des fleurs avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale. Ici, à nouveau tout change : nous entrons dans un milieu très touffu et humide ! Si ce n’est pas ce que je préfère, c’est tout de même la première fois que je marche au milieu d’orchidées sauvages et je suis aux anges lorsque Norberto me montre un toucan ! 

L’attraction de la matinée est de passer voir 2 jolies cascades au milieu de la jungle. C’est vrai qu’elles ont un sacré débit !

Un petit air d’Italie

♥ ♥ ♥ En fin de matinée, Norberto et Felipe nous préparent une magnifique surprise : ils sortent de leur sac un délicieux apéro italien : olives, fromages, saucisses… et même une bouteille de rouge. J’en rêvais depuis 3 jours ! ♥ ♥ ♥

Ca nous redonne des ailes pour les 2 dernières heures de descente, le long d’un chemin très mouillé. Je me réjouis qu’il n’ait pas plu car sinon nous aurions eu les pieds trempés…

La randonnée est finie ! On fête ça autour d’une petite bière en attendant la jeep. En chemin vers Pereira, nous nous arrêtons pour un lunch tardif avant de retrouver nos bagages à la gare de bus et de nous dire adieu. 

Nous repartons tous avec de magnifiques souvenirs : des paysages à couper le souffle, une super compagnie, une organisation au top et même une météo qui a été de la partie. 4 jours de bonheur complet !

— Remarques —

Ce blog a été écrit originellement pour notre partenaire d’équipement sportif Lecomte 🙂

Je remercie comme d’habitude mon partenaire johandroneadventures.com pour ses magnifiques photos de drone.

INFORMATIONS PRATIQUES

>> Vers le début de l’article 

Agence de trekking : Nous avons randonné avec Paramo Trek, au départ de Salento. L’agence propose de nombreux circuits plus ou moins longs dans la région. Elle coûte légèrement plus cher que les autres agences mais l’organisation est au top et ils prêtent/louent du très bon matériel. J’ai tout spécialement adoré la nourriture qui était excellente et les « snacks bags » dont le contenu était la surprise de la journée. En effet, on a reçu chacun 4 sacs de snacks (un par jour) contenant de délicieuses douceurs sucrées et salées, un vrai régal mais aussi bien nécessaire ! Ils ont pris en compte mon régime alimentaire végétarien et sans gluten.

Prix : Nous avons fait le circuit de 4 jours de Salento à Pereira. En mars 2020, le prix était de 1 000 000 COP pp (265€) tout compris, inclus le transport des valises à Pereira et le matériel suivant : bâtons de marche, un pantalon de pluie est des gants. Le service de transport de bagages en mule n’est pas inclus,  pour ceux qui comme moi veulent ménager leur dos c’est 50 000 COP/jour (13€) pour un grand duffel bag. Nous avons partagé le prix avec une autre personne du trekking. 

Difficulté : ce trekking est accessible pour toute personne ayant une condition physique raisonnable. Les 2 premiers jours ont chacun 1000m de dénivelé positif, mais c’est possible de le faire à son rythme . Avec un bon rythme, nous avons marché environ 7h par jour.  On monte haut (4300m) donc prévoir éventuellement quelques jours d’acclimatation avant. Si vous êtes dans la région depuis quelques jours, ça ne devrait pas être un problème vu que la plupart des villes et villages sont autour des 1500m-2000m d’altitude.

Matériel : le climat est extrêmement changeant ! Pendant la journée, on passe son temps à enlever et remettre des couches. Il faut d’office des affaires chaudes (dont bonnet) et une cape de pluie. Des chaussures idéalement qui résistent à un peu de pluie (ils en louent aussi de très bonne à l’agence). Il y a beaucoup de couvertures dans les dortoirs donc il ne fait pas froid la nuit mais j’ai bien aimé avoir mon sac thermolite afin de rajouter un peu de chaleur et surtout de propreté 🙂 Prendre vos propres médicaments au cas où (altitude ?) car les guides n’ont pas l’autorisation d’en donner.

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